Les équipes de AAD Phénix en action à la patinoire de Bourges

Publié le 14/09/2017 à 11h45 – LE BERRY REPUBLICAIN

http://www.leberry.fr/bourges/loisirs/fetes-sorties/2017/09/14/un-mois-apres-le-sinistre-les-equipes-de-decontamination-sont-entrees-en-action-a-la-patinoire_12549251.html

« Une nouvelle expertise est organisée aujourd’hui à la patinoire de Bourges, toujours fermée à la suite d’un incendie. Une équipe de nettoyage travaille sur place depuis lundi.

Jusqu’à quand les patineurs seront-ils privés de glace?? Un mois jour pour jour après l’incendie de la patinoire du Prado (notre édition du 14 août), la seule du département, la question reste en suspens. Le temps des expertises n’est pas encore révolu. Une expertise contradictoire, à laquelle participeront, ensemble, les assureurs de la ville et ceux de Vert Marine – société qui gère la structure en délégation de service public, est programmée ce matin.

La fumée chlorée donne du fil à retordre

« J’espère que cette nouvelle expertise permettra d’y voir plus clair concernant l’ampleur des travaux à effectuer et la période de rouverture, explique Tony Camus, directeur de la patinoire. Au premier coup d’œil, on tablait sur fin novembre. J’espère qu’on restera dans ces eaux-là. » En attendant les conclusions des experts et le début d’un chantier « a priori conséquent » – il le serait encore plus si le gros œuvre était touché –, c’est l’effervescence dans les entrailles de la patinoire. Depuis lundi, derrière des masques, engoncés dans des combinaisons, les hommes de la société en charge de la décontamination traquent la suie. Dans les moindres recoins.

Ils préparent le terrain aux différents corps de métier qui prendront le relais pour remettre en ordre de marche l’équipement ouvert en 2004. À l’accueil, défiguré par le sinistre, l’aspirateur est passé. Repassé. Les produits nettoyants pulvérisés. Au-dessus, le derrière du comptoir, les poutres métalliques, en réalité toutes les surfaces noircies par la suie, sont briquées. Lessivées. Séchées. Mètre par mètre. Centimètre par centimètre.

L’opération décontamination, accomplie par onze hommes, a des airs de travail de fourmis. Un travail colossal « qui pourrait durer entre trois et quatre semaines, explique Sylvia Lescault, responsable région Centre pour la société AAD Phénix. Des analyses ont démontré la présence de chlore dans l’ensemble de la patinoire, avec des taux plus ou moins importants selon les endroits. »

Le chlore, l’ennemi de l’équipement ludique. C’est lui, l’élément chimique, qui donne tant de fil à retordre. Explications de Sylvia Lescault : « En brûlant, le plastique a dégagé une fumée chargée en chlore. Un chlore qui a trois propriétés. Il colle, il jaunit toutes les surfaces blanches et oxyde les particules de fer. » Dans cette course contre-la-montre pour rouvrir au plus vite, les nettoyeurs doivent faire face à plusieurs écueils retardant leur progression.

Ils n’ont pas eu l’autorisation de s’attaquer au plus gros morceau, le local où se trouve ce qu’il reste du sèche patins et où se serait déclaré l’incendie. Quand le pourront-ils?? Ils n’ont pas plus eu de feu vert pour faire appel à une nacelle et ainsi accéder, de l’intérieur, à la toiture de la patinoire. Le pourront-ils ou devront-ils se contenter du renfort de cordistes?? Sur la glace, les questions fusent et le temps presse.

Benjamin Gardel
benjamin.gardel@centrefrance.com »

 

2017-09-25T16:26:49+00:00